la Suisse semble toujours épargnée par le H1N1

Publié le par BobGratton

Source : lematin.ch
04 octobre 2009

La grippe A joue à cache-cache

Alors que de nouvelles flambées ont lieu chez nos voisins, la Suisse semble toujours épargnée par le virus. Comment expliquer ce «miracle» ?

Viviane Menétrey et Sébastien Jost - le 04 octobre 2009, 23h15
Le Matin

Les Etats-Unis éternuent, la Grande-Bretagne se mouche et la France tousse. La Suisse, elle, semble mystérieusement épargnée par la pandémie. Celle-ci devait clouer un à deux millions d'Helvètes au lit. Officiellement, ils sont 1243 à avoir été atteints par le virus A (H1N1), selon des chiffres communiqués par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) en fin de semaine dernière. Alors, sachant que des tonnes de masques et de désinfectants ont été commandées et que des spots nous annonçant une déferlante de grippe passent à la télé, la question est dans tous les esprits: pourquoi le virus n'est-il pas là?

La vague a déjà passé
«Nous avons peut-être déjà vécu une ou deux vagues de H1N1 en Suisse, réagit Beda Stadler. Mais nous n'avons aucun moyen de le savoir.» Directeur de l'Institut d'immunologie de l'Hôpital universitaire de l'Ile, à Berne, il regrette que la Suisse n'ait pas imité les Etats-Unis. Ceux-ci se sont dotés d'un outil qui comptabilise toutes les nouvelles infections qui surviennent dans chaque Etat. Cela leur permet de réagir de manière ciblée à la situation.

Pour l'expert, il est possible que bon nombre de personnes aient été malades sans s'en rendre compte. «Chez certains, les symptômes sont si faibles qu'ils peuvent contracter le virus sans le réaliser.» Le virus se transmet peut-être moins facilement que ce qu'on pensait. «S'il était si contagieux que cela, il y aurait une explosion de cas chaque fois qu'un avion se pose à Zurich ou à Genève, souligne Beda Stadler. A mon avis, la grippe porcine n'est rien d'autre qu'une grippe d'été.»

Il fait trop chaud
Pour Philippe Sudre, médecin cantonal de Genève, le retard de la grippe est dû à des conditions météo clémentes qui diffèrent l'arrivée de la vague. Les virus de la grippe apprécient les temps froids et humides, un climat qui leur permet de survivre et de se transmettre plus facilement. Claude-François Robert, médecin cantonal neuchâtelois, avance aussi cette hypothèse pour expliquer que les cas de contamination restent pour l'instant isolés.

A Neuchâtel, depuis le 22 septembre, un nouveau cas a été confirmé et 35 nouveaux cas probables ont été enregistrés. On est loin de la flambée. Le froid mettra-t-il le feu aux poudres? C'est probable, si l'on en croit Eric Masserey, médecin cantonal vaudois adjoint. «Dans les pays où le virus a atteint des pics, c'était à chaque fois l'hiver. Il va donc commencer à circuler plus intensément dans quelques semaines.»

Les mesures de prévention ont été efficaces
Virginie Masserey, cheffe des vaccinations à l'OFSP, n'exclut pas que les mesures de prévention (se laver les mains, se couvrir la bouche en cas de toux et d'éternuements et rester à la maison en cas de symptômes grippaux) aient endigué la propagation de la grippe A. L'avis est partagé par Sandro Cattacin, expert des politiques de santé. Professeur à l'Université de Genève, il relève que si le pays est moins touché, «c'est parce qu'il y a un véritable savoir-faire dans le domaine de la gestion des risques sanitaires». Il ajoute que «la responsabilité individuelle était la bonne solution et les Suisses ont joué le jeu».

L'argument ne convainc pas Beda Stadler. «Ce n'est pas en se lavant les mains qu'on combat une maladie qui se transmet par gouttelettes. On ne sait pas combien de cas a connus la Suisse et on prétend que les mesures de prévention ont été efficaces. C'est ridicule. C'est comme si on installait un panneau à l'entrée du Valais à l'automne pour mettre en garde contre les avalanches et qu'après un hiver sans neige on attribuait à cette mise en garde l'absence d'accidents.»

La Suisse a de la chance
Et si, en ces temps agités pour la croix blanche, la Suisse avait tout simplement du bol? Jean-Louis Zurcher, porte-parole de l'OFSP, qui affirme que «l'épidémie va certainement arriver plus tard», explique par «la chance et le hasard» le fait que la Suisse soit épargnée. De quoi en faire tousser plus d'un.

Les autorités ne dépistent plus
On attendait 2 millions de malades sur 7 millions d'habitants en Suisse. Une hécatombe. Et puis rien. Aujourd'hui, seuls 1243 cas de grippe A sont répertoriés. Alors quoi? On nous a menés en bateau?

Absolument pas, répondent en choeur les divers acteurs de la santé. S'il y a si peu de cas recensés, c'est simplement parce que les autorités ont arrêté de les compter. Ou plutôt de les chercher. A l'heure actuelle, le frottis de dépistage du virus n'est effectué que sur les personnes faisant partie des groupes à risques ou en contact avec ces dernières. «Il y a sans aucun doute beaucoup plus de malades, assure Eric Masserey, médecin cantonal vaudois adjoint. La population doit comprendre que nous nous préoccupons d'abord des groupes à risque.»

Interview

Felix Gutzwiller , conseiller aux Etats (PLR/ZH)

«Les réactions au vaccin sont si bonnes qu'une dose devrait suffire»
Membre de la Commission de santé des Etats, directeur de l'Institut de médecine sociale et préventive de l'Université de Zurich, Felix Gutzwiller teste depuis septembre le futur vaccin contre la grippe A.

Alors vous y croyez encore, à cette pandémie de grippe A en Suisse?
Mais oui! Elle est d'ailleurs déjà là. Plusieurs cas sont déjà recensés. Concernant la forte vague du virus, les prédictions sont pour l'automne. Il faut attendre.

Vous faites partie d'un groupe qui teste le futur vaccin. Aujourd'hui, regrettez-vous d'être vacciné?
Pas du tout! Si je ne l'étais pas, je me ferais vacciner dès que le vaccin sera mis sur le marché. Je me suis aussi fait vacciner contre la grippe saisonnière et je ne peux qu'encourager la population à en faire autant.

Et vous le supportez bien, votre vaccin?
Très bien. Je n'ai aucun effet secondaire.

Vous êtes donc enthousiaste de ses performances?
Disons normalement enthousiaste. Mais il est vrai que les réactions au virus de mon groupe, c'est-à-dire de la centaine de personnes en Suisse qui testent le vaccin, sont tellement bonnes qu'il n'y aura probablement pas besoin de se faire vacciner une deuxième fois, comme il avait été conseillé.

Quand le vaccin sera-t-il sur le marché en Suisse?
La phase d'observation dure jusqu'à l'automne. Le vaccin devrait donc être disponible à la fin du mois d'octobre ou début novembre. 

NDLR :

Décidemment, la Suisse ne réussit ni aux pédophiles juifs ni au H1N1 et pourtant il n'y a aucun rapport n'est ce pas ?
Serait ce une petite révolte en rapport avec la récente attaque du secret bancaire suisse pour laisser le monopole de l'évasion fiscale aux paradis fiscaux sionistes ?

A relever la phrase :
"Pour l'expert il est possible que bon nombre de personnes aient été malades sans s'en rendre compte." !
Drôle d'expert !
Malade sans s'en rendre compte, c'est terrible, ça s'appelle la bonne santé.
Maladie, le "Mal a dit" ! S'il ne dit rien, c'est qu'on n'est pas malade !

Source : lematin.ch

Publié dans GRIPPE H1N1

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