Faut-il interdire ces auteurs classiques ? Et les auteurs anti judaiques ?

Publié le par BobGratton

Image : france-multiculturelle.org

Le figaro a publié un article intitulé "Faut-il interdire ces auteurs classiques ?" dont voici l'introduction :

ENQUÊTE - Racisme, misogynie, mépris envers les « seniors » ou les handicapés, apologie du tabac, de l'alcool ou du tourisme sexuel : l'histoire de la littérature abonde de classiques qui tomberaient aujourd'hui sous le coup de la loi. Après l'affaire « Tintin au Congo », qui voit des plaignants réclamer purement et simplement le retrait de l'album d'Hergé pour son caractère « raciste », nous avons retrouvé dans le patrimoine littéraire mondial d'autres œuvres qui pourraient faire les frais d'un certain politiquement correct.
Source : Le figaro

S'en suivent des exemples d'Apologie de l'alcool, du tabac, contre les vieux, de l'esclavage, contre l'écologie, les handicapés, de la mysoginie (du pervers déséquilibré Freud)...

Le sujet de départ étant "Tintin au congo", rappelons tout de même que les albums de Tintin ont  déjà été modifiés pour raison "d'antisémitisme" . Donc, si la loi est mal faite, au moins, qu’elle s’applique à tous, au lieu de 2 poids 2 mesures actuel.

Par exemple, dans L’Étoile mystérieuse de 1942, Hergé brossait le portrait de deux Israélites se réjouissant de la fin du monde pour ne pas avoir à régler leurs créances ! Y apparaît aussi un hideux « Blumenstein » qui a disparu et a été remplacé par Bohlwinkel.
Voici une partie qu’en rapporte Wikipedia qui reste toutefois très partisan :
Dans la version originale, il était un « puissant financier de New York » nommé « Blumenstein », dont les traits correspondent aux caricatures antisémites (grand nez crochu, lèvres épaisses…) que l’on trouvait alors dans la presse. Dans la version contemporaine, il conserve les mêmes traits mais change de nom et de lieu. En bruxellois, « bollewinkel » — que Hergé orthographia « Bohlwinkel » — signifie « une petite boutique de confiserie ». Cependant, la différence entre les deux noms est mineure, car « Bohlwinkel », comme « Blumenstein », sont des noms juifs.
Source : wikipedia.org

Et enfin, ajoutons que la littérature française, de même que celle de tous les pays, regorge de références anti judaiques, ce qui a récemment donné à certains l'idée d'édulcorer cette littérature.

L'ouvrage de Paul Eric Blanrue de 2007, "Le monde contre soi" est un "Dictionnaire de l'antisémitisme", voici un extrait de sa présentation :
"...Il s'agit aussi d'un livre de révélations. Si l'on connaît l'antisémitisme de Kant, Wagner, Shakespeare ou de Goethe, on y apprendra que Ronsard, d'Holbach, Rousseau, Dickens, John Lennon, Gandhi, Freud, Simenon ou encore Marlon Brandon, et des centaines d'autres, a priori non suspects d'hostilité à l'égard des Juifs, n'ont pas échappé à cette terrible tentation... "

Voici par ailleurs, et à titre informatif, quelques citations anti judaiques issus du site Wikiquote :

Charles Fourier

La nation juive n'est pas civilisée, elle est patriarchale, n'ayant point de souverain, n'en reconnaissant aucun en secret, et croyant toute fourberie louable, quand il s'agit de tromper ceux qui ne pratiquent pas sa religion. Elle n'affiche pas ses principes, mais on les connaît assez. Un tort plus grave chez cette nation, est de s'adonner exclusivement au trafic, à l'usure, et aux dépravations mercantiles [...] Tout gouvernement qui tient aux bonnes mœurs devrait y astreindre les Juifs, les obliger au travail productif, ne les admettre qu'en proportion d'un centième pour le vice: une famille marchande pour cent familles agricoles et manufacturières ; mais notre siècle philosophe admet inconsidérément des légions de Juifs, tous parasites, marchands, usuriers, etc.

* Œuvres complètes, Charles Fourier, éd. Librairie Sociétaire, 1848, t. 6, Analyse de la civilisation, p. 421
 
Pierre-Joseph Proudhon
Juifs. Faire un article contre cette race qui envenime tout, en se fourrant partout, sans jamais se fondre avec aucun peuple. Demander son expulsion de France, à l'exception des individus mariés avec des Françaises ; abolir les synagogues, ne les admettre à aucun emploi, poursuivre enfin l'abolition de ce culte. Ce n'est pas pour rien que les chrétiens les ont appelés déicides. Le juif est l'ennemi du genre humain. Il faut renvoyer cette race en Asie, ou l’exterminer.

* Pierre-Joseph Proudhon, 1849, dans Pierre-Joseph Proudhon, sa vie et sa pensée, 1809-1849, paru chez Beauchesne, 1982, p.739, Pierre Haubtmann.

Voltaire

Si nous lisions l'histoire des Juifs écrite par un auteur d'une autre nation, nous aurions peine à croire qu'il y ait eu en effet un peuple fugitif d'Egypte qui soit venu par ordre exprès de Dieu immoler sept ou huit petites nations qu'il ne connaissait pas ; égorger sans miséricorde les femmes, les vieillards et les enfants à la mamelle, et ne réserver que les petites filles ; que ce peuple saint ait été puni de son Dieu quand il avait été assez criminel pour épargner un seul homme dévoué à l'anathème. Nous ne croirions pas qu'un peuple si abominable (les Juifs) eut pu exister sur la terre. Mais comme cette nation elle-même nous rapporte tous ses faits dans ses livres saints, il faut la croire.

* Essais sur les Mœurs, Voltaire, éd. Moland, 1875, t. 11, chap. Introduction:XXXVI-Des victimes humaines, p. 123

Toujours superstitieuse, toujours avide du bien d'autrui, toujours barbare, rampante dans le malheur, et insolente dans la prospérité, voilà ce que furent les Juifs aux yeux des Grecs et des Romains qui purent lire leurs livres.

 * Essais sur les Mœurs, Voltaire, éd. Moland, 1875, t. 11, chap. Introduction:XLII—Des Juifs depuis Saul, p. 142

Si Dieu avait exaucé toutes les prières de son peuple, il ne serait restés que des Juifs sur la terre ; car ils détestaient toutes les nations, ils en étaient détestés ; et, en demandant sans cesse que Dieu exterminât tous ceux qu'ils haïssaient, ils semblaient demander la ruine de la terre entière

* Essais sur les Mœurs, Voltaire, éd. Moland, 1875, t. 11, chap. Introduction:XLIV—Des prières et des juifs, p. 149

N’est-il pas clair (humainement parlant, et ne considérant que les causes secondes) que si les Juifs, qui espéraient la conquête du monde, ont été presque toujours asservis, ce fut leur faute? Et si les Romains dominèrent, ne le méritèrent-ils pas par leur courage et par leur prudence? Je demande très humblement pardon aux Romains de les comparer un moment avec les Juifs.

* Essais sur les Mœurs, Voltaire, éd. Moland, 1875, t. 11, chap. Introduction:LI—Questions sur les conquetes des romains et leur décadence, p. 168

Si ces Ismaélites [les Arabes] ressemblaient aux Juifs par l'enthousiasme et la soif du pillage, ils étaient prodigieusement supérieurs par le courage, par la grandeur d'âme, par la magnanimité [...] Ces traits caractérisent une nation. On ne voit au contraire, dans toutes les annales du peuple hébreu, aucune action généreuse. Ils ne connaissent ni l'hospitalité, ni la libéralité, ni la clémence. Leur souverain bonheur est d'exercer l'usure avec les étrangers ; et cet esprit d'usure, principe de toute lâcheté, est tellement enracinée dans leurs coeurs, que c'est l'objet continuel des figures qu'ils emploient dans l'espèce d'éloquence qui leur est propre. Leur gloire est de mettre à feu et à sang les petits villages dont ils peuvent s'emparer. Ils égorgent les vieillards et les enfants ; ils ne réservent que les filles nubiles ; ils assassinent leurs maîtres quand ils sont esclaves ;ils ne savent jamais pardonner quand ils sont vainqueurs : ils sont ennemis du genre humain. Nulle politesse, nulle science, nul art perfectionné dans aucun temps, chez cette nation atroce.

* Essais sur les Mœurs, Voltaire, éd. Moland, 1875, t. 11, chap. 6-De l’Arabie et de Mahomet, p. 231

Vous ne trouverez en eux qu’un peuple ignorant et barbare, qui joint depuis longtemps la plus sordide avarice à la plus détestable superstition et à la plus invincible haine pour tous les peuples qui les tolèrent et qui les enrichissent. Il ne faut pourtant pas les brûler.

* Le Dictionnaire philosophique (1769), Voltaire, éd. Moland, 1875, t. 19, chap. Article "Juifs", p. 524

C'est à regrets que je parle des Juifs : cette nation est, à bien des égards, la plus détestable qui ait jamais souillé la terre. [...] Le peuple juif était, je l’avoue, un peuple bien barbare. Il égorgeait sans pitié tous les habitants d’un malheureux petit pays sur lequel il n’avait pas plus de droit qu’il n’en a sur Paris et sur Londres.

* Le Dictionnaire philosophique (1769), Voltaire, éd. Moland, 1875, t. 20, chap. Article "Tolérance", p. 533

Napoléon Bonaparte

J'ai entrepris l'oeuvre de corriger les Juifs, mais je n'ai pas cherché à en attirer de nouveaux dans mes états. Loin de là, j'ai évité de faire rien de ce qui peut montrer de l'estime aux plus méprisables des hommes.

* Napoléon Bonaparte, 6 mars 1808, Lettre de Napoléon à son frère Jérôme, dans Lettres inédites de Napoléon Ier (an VIII-1815), paru chez Plon, 1897, t.1, p.159, Léon Lecestre.

Les Juifs sont un vilain peuple, poltron et cruel.

* Napoléon Bonaparte, 28 août 1817, Sainte-Hélène, dans Journal de Sainte-Hélène 1815-1818, paru chez Flammarion, 1947, t.2, p.226, Général Gourgaud.

Winston Churchill

Ce mouvement chez les juifs n'est pas nouveau. De l'époque de Spartacus-Weishaupt à celle de Karl Marx, jusqu'à Trotsky (Russie), Bela Kun (Hongrie), Rosa Luxembourg (Allemagne) et Emma Goldman (Etats-Unis), cette conspiration mondiale destinée à détruire la civilisation pour reconstituer une société fondée sur la stagnation, sur la malveillance et l'envie et sur une impossible égalité n'a fait que croître. Elle a été derrière tous les mouvements subversifs du XIXe siècle; et à présent, pour finir, cette bande de personnages extraordinaires issus de la pègre des grandes villes d'Europe et d'Amérique a empoigné le peuple russe par les cheveux pour devenir pratiquement les maîtres incontestés de cet énorme empire

* Winston Churchill (trad. Wikiquote), 8 février 1920, dans Article "Zionism versus Bolshevism" dans le "Illustrated Sunday Herald"., paru The Churchill you didn't know, Guardian, 28/11/2002, Amy Iggulden.

Charles de Gaulle

Il n'y a pas de raison pour la France, et je suggérais même pour le Royaume-Uni, de ruiner ses relations avec les Arabes, sous prétexte que l'opinion publique éprouve des sympathies superficielles pour Israël, parce que c'est un petit pays avec une histoire malheureuse.

* Charles de Gaulle, 1967, dans The Chariot of Israël, paru chez Weidenfeld and Nicolson, 1981, p.43, Harold Wilson.

L’établissement d’un État d’Israël, soulevait, à l’époque, un certain nombre d’appréhensions. On pouvait se demander, en effet, et on se demandait même chez beaucoup de Juifs, si l'implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables et au milieu de peuples arabes qui lui étaient foncièrement hostiles, n'allait pas entrainer d'innombrables, d'interminables conflits. Certains même redoutaient que les juifs, jusqu’alors dispersés, mais qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, c’est à dire un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, n’en viennent, une fois rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles : l'an prochain à Jérusalem.

* Charles de Gaulle, 27 novembre 1967, Conférence de presse, dans 1967, la guerre des six joursla victoire empoisonnée, paru chez Editions Complexe, 2001, p.82, Pierre Hazan.

Notre sympathie pour les Juifs est indiscutable, mais faudrait-il encore que certains ne se sentent pas plus israéliens que français. Leur prise de position en faveur de l'Etat d'Israël est inadmissible.

* Entretien avec le rabbin Jacob Kaplan, janvier 1968
* Charles de Gaulle, janvier 1968, dans De Gaulle, mon père, paru chez Plon, 2004, t.2, p.464, Philippe de Gaulle.

Jean Jaurès

Dans les villes, ce qui exaspère le gros de la population française contre les Juifs, c'est que, par l'usure, par l'infatigable activité commerciale et par l'abus des influences politiques, ils accaparent peu à peu la fortune, le commerce, les emplois lucratifs, les fonctions administratives, la puissance publique . [...] En France, l'influence politique des Juifs est énorme mais elle est, si je puis dire, indirecte. Elle ne s'exerce pas par la puissance du nombre, mais par la puissance de l'argent. Ils tiennent une grande partie de de la presse, les grandes institutions financières, et, quand ils n'ont pu agir sur les électeurs, ils agissent sur les élus. Ici, ils ont, en plus d'un point, la double force de l'argent et du nombre.

* Jean Jaurès, 1er mai 1895, Dépêche de Toulouse, La question juive en Algérie, dans De la question berbère au dilemme kabyle, paru chez L'Harmattan, 2004, p.36, Maxime Ait Kaki.

Nous savons bien que la race juive, concentrée, passionnée, subtile, toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain quand ce n'est pas par la force du prophétisme, nous savons bien qu'elle manie avec une particulière habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de corset, d'extorsion.

* Jean Jaurès, 1898, Discours au Tivoli, dans Un journal des journaux, paru chez Creer, 1997, p.87, Pierre Feuerstein.

Jean-Paul Sartre

Quand je vivais à Berlin, dans les commencements du régime nazi, j’avais deux amis français dont l’un était juif et l’autre non. Le Juif présentait un type "sémite" accentué; il avait un nez courbe, les oreilles décollées, les lèvres épaisses [...]. Je ne nierai pas qu’il y ait une race juive [...] Ce que j’appellerai, faute de mieux, caractères ethniques, ce sont certaines conformations physiques héritées qu’on rencontre plus fréquemment chez les Juifs que chez les non-Juifs [...]. Par caractères ethniques nous entendons ici les données biologiques héréditaires que nous avons acceptées comme incontestables .

* Réflexions sur la question juive, Jean-Paul Sartre, éd. P. Morihien, 1947, p. 78-131

Jules Verne

Petit, malingre, les yeux vifs mais faux, le nez busqué, la barbiche jaunâtre, la chevelure inculte, les pieds grands, les mains longues et crochues, il offrait ce type si connu du juif allemand, reconnaissable entre tous. C’était l’usurier souple d’échine, plat de cœur, rogneur d’écus et tondeur d’œuf. L’argent devait attirer un pareil être comme l’aimant attire le fer, et, si ce Shylock fut parvenu à se faire payer de son débiteur il en eût certainement revendu la chair au détail. D’ailleurs, quoiqu’il fût juif d’origine, il se faisait mahométan dans les provinces mahométanes, lorsque son profit l’exigeait, chrétien au besoin en face d’un catholique, et il se fût fait païen pour gagner davantage. Ce juif se nommait Isac Hakhabut.

* Hector Servadac, Jules Verne, éd. Hetzel, 1877, p. 221

Publié dans SIONISME

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